• Les avis sont très partagés sur le documentaire de Valérie Bruni Tedeschi "Une jeune fille de 90 ans". Magnifique pour les uns, instrumentalisant pour les autres. Vous trouverez ci-après, un point de vue qui n'engage que son auteur. Ce blog étant interactif, vous êtes invités à réagir vous aussi, pour enrichir la discussion.


    votre commentaire
  • Habiter sa vie, au fil de l'âge

    Le refus de l'idée d'aller en jour en EHPAD est une réalité et je déplore parfois l'idée que les gens s'en font. De belles chose s'y vivent, même si y entrer demande des deuils...notamment de son lieu de vie investi depuis longtemps ...Très bien exprimé dans le film.

    J'ai eu un gros coup de cœur pour les foyers intergénérationnels; certaines de mes nièces vivent en collocation avec une personne âgée...mais cette solution ainsi que les foyers logements s'adressent à des personnes peu dépendantes : GIR 6, 5, voir 4.

    Aujourd'hui et depuis 2 ans, nous ne recevons plus dans notre EHPAD que des personnes GIR 1 à 3, c'est à dire très dépendantes, ceci en partie du fait de la diminution des places de long séjour à l'hosto.

    Je rencontre en visites de pré-admission des aidants épuisés, qui ont été par amour, au-delà de leur force...et finissent parfois par décédés avant la personne malade. Ces situations des aidants m'ont beaucoup marqué, je dis souvent que si je devais réécrire un mémoire, ce serait sur l'aidant, souvent le conjoint. L'HEPAD est le seul moyen pour se préserver après avoir profiter des années de l'accueil de jour. Ceci est parfaitement abordé dans le film et aussi dans le témoignage de Jean Pierre le mari aidant.

    Merci pour ces beaux témoignages. Béa


    votre commentaire
  • Entendu lors de la discussion après la projection.

    "La première partie m'a écrabouillée...les visages, les rides, bref la vieillesse c'est une sacrée épreuve. Tous ces gens n'ont ils pas envie d'aller en Suisse pour abréger les épreuves ?

    Et puis la deuxième partie, toutes ces pistes qui s'ouvrent, ces gens qui se battent pour trouver un bonheur, même des  tout petits bonheurs, ça m'a redonné le moral et en particuliers ces habitats participatifs qui semblent une solution d'avenir."


    1 commentaire
  • Présentation du chapitre Foyer Logement

    Au Foyer-Logement Pierre SEMARD de Saint Martin d'Hères en présence des quatre personnes interviewées et de leurs voisins et voisines.

    La projection du chapitre Foyer Logement a été un franc succès, un grand nombre des personnes du foyer étaient là, toutes ont dit que cela reflétait bien ce qu'elles vivaient ; un homme de 95 ans qui avait été à l'origine de l'ouverture de ce foyer a dit qu'il était content de voir que les personnes présentes vivaient heureuses ici, avec à la fois un sentiment de sécurité et de liberté et une solitude rompue. Cet homme a dit qu'il avait dû "placer" sa mère à Voiron, en l'absence de structure adaptée à Saint Martin d'Hères, déracinement qui l'avait rendue malheureuse.

    Dans la discussion il a été dit que ce qui n'apparaissait pas dans ce petit film, c'était la solidarité qui existe entre les résidents ; "après le rapprochement, vient le moment du partage et de l'aide"


    votre commentaire
  •  

    Une cinquantaine de personnes étaient présentes à la projection et au débat qui a suivi.

    "Vous avez choisi des personnes exceptionnelles", nous dit une première participante, ce à quoi un membre d'Accord'âges a répondu "si l'on écoute bien, chacun de nous a un petit coin d'exception" ; acquiescement de quelques uns.

    Plusieurs ont dit que ce film optimiste remontait le moral, il en ressortait une joie de vivre. Une jeune femme a ajouté : "du coup, la vieillesse me fait moins peur".

    Un couple très gai et plein d'entrain a donné un témoignage de son travail hebdomadaire auprès de résidents de la maison de retraite "Lucie Pellat" à Montbonnot. Ils font de l'animation et ont expliqué qu'ils retiraient un immense plaisir et beaucoup de parties de rire avec quelques anciens, nommés "les mousquetaires".

    Avec plusieurs résidents, ils ont aussi fait un accompagnement de fin de vie, ce qui a évité le transfert classique en hôpital. Ils ont pu ainsi assurer jusqu'au bout la veillée ; "elle est décédée comme si elle était chez elle", en leur recommandant d'arroser ses fleurs dont elle prenait grand soin.

    Une autre personne plus jeune a témoigné avec beaucoup de conviction que le choix pour elle et sa fratrie était d'accompagner le vieillissement de leur mère jusqu'au bout, ils ont convenu de se relayer.

     


    votre commentaire
  • Rencontre à St Martin d'Uriage     Au Centre Culturel Le Belvédère                                                  le 12 mai 2015

     

    Débat, animé par deux membres d’Accord’âges, en présence de C. Deschamps (l’élue déléguée aux personnes âgées) et d’I. Orsier (directrice du Foyer Belvédère)

     

    Malgré le petit nombre de participants (surtout des personnes du foyer logement qui s’étaient bien déplacés), ce débat a été riche et varié.

     

    Principaux sujets évoqués :

    « On a des leçons à tirer »

    « Beaucoup de vérités, il faut profiter de tous les instants »

    « Il faut bouger même si c’est pénible »

    « Ce film est plutôt optimiste que pessimiste »

    Une personne du foyer logement  trouve que le F L, c’est parfois trop cher et ajoute : « J’aimerai être ailleurs que dans un foyer logement, ce n’est pas chez nous »

    Un couple de curiste « il faut s’en préoccuper plus jeune car ma mère de 91 ans ne veut pas aller en maison de retraite. C’est à nous de prévoir là où on voudra aller »

    La directrice du F L dit l’importance de la visite des résidents qui sont partis en maison de retraite (visite promise lors de leur départ) et précise que :

     « C’est difficile de faire des démarches quand les personnes ne sont pas prêtes »

    Autres prise de paroles :

    « Quand on est 2 ça change tout »

    « Dans le film on sent bien la résilience »

    « C ‘est pas parce que l’on est vieux que l’on n’aime pas la beauté »

    « C’est une lutte »

    « Moi je ne suis pas d’accord car ça enlève la notion de plaisir »

     

     

     

     


    2 commentaires
  • Echanges à la résidence seniors DOMUS après projection de "Vieillir en goûtant sa vie"

     

    Le film a été applaudi, quelques réactions, au début de la discussion :

    - On voit bien comment chacun a organisé sa vie.

    - Ces personnes qui témoignent sont positives, elles continuent toutes à avoir plein d'envies. 

    - Cependant elles ont toutes la même inquiétude de devenir dépendantes.

    Mais très vite, comme nous avions annoncé le nouveau film "où...vieillir ?", le débat s'est orienté sur ce que chacunes (seul un homme a assisté au film et il est parti juste après) vivaient actuellement :

    - Je suis venue ici parce que je tombais et que cela inquiétait mes enfants, c'est pas facile de laisser son chez soi, mais je ne regrette pas, car quand on vieillit, on est seul, ici j'ai de la compagnie.

    - Oui, mais on est un peu trop surprotégé, du coup cela nous fait baisser. Chez moi, je faisais encore plein de choses, là j'en fais de moins en moins.

    - Ce qui est bien, ce sont les échanges avec les jeunes : évocation des jeux avec des jeunes en réinsertion, de leur participation au Prix Chronos avec les collégiens...des rencontres avec les enfants des crèches.

    - Elles apprécient aussi la présence de stagiaires (16-18 ans) et il y a même des garçons.

     


    votre commentaire
  • «  Les personnes sont en bonne santé »

    « On sent la joie de vivre »

    « Attitude positive par rapport à ce que l’on a »

     

    « Tous ont le souci de transmettre des valeurs d’honnêteté, de travail etc…» Mais une personne pense que qu’il y a des limites à ces transmissions qui ne collent plus à l’environnement actuel. Réflexion contredite par une autre qui pense que ces valeurs restent  immuables.

     

    « Grande curiosité, envie de découverte en faisant abstraction de leurs soucis »

    « Les maisons de retraite ont une mauvaise image »

    « Très beau, merci »

     

    « Je suis surprise par le manque de dimension spirituelle »

    Hyacinthe répond « Elle est remplacée par la contemplation de la nature, des fleurs, et par l’attention au présent qui confine à l’éternité ».

     

    Une personne a bien aimé : le « vieillir en pièces détachées », et il exprime « plus on est diminué, plus on vit avec le présent et plus on est auteur de sa vie »

     

    A la fin : une série d’applaudissements

    Hyacinthe est chiffonné par ces applaudissements, il aurait préféré entendre « BABA »

     

    Ce fut la conclusion de ce débat.

     

     


    votre commentaire
  •  

    Rencontre avec le club de gérontologie

     

    Le débat est riche et vivant

     

    Une première personne note l’hétérogénéité des personnes.

    Une autre la philosophie qui se dégage du film : amour de l’autre, sérénité, et autres valeurs.


    Un débat s’engage sur : à qui s’adresse le film ?

    Plutôt les jeunes, ou les soixantenaires, afin de changer le regard sur les vieux… témoignage d’un médecin à qui une dame (environ 60 ans) répond « mon pauvre quand il lui indique qu’il travaille en gériatrie.

    Le montrer à de très vieilles personnes, dépendantes, ou en grande difficulté serait peut-être les mettre en difficulté, les confronter à l’échec : « je n’arrive pas à être comme eux, ou ils ont de la chance ».

    Comment travailler à aider les gens à être, malgré les fragilités. Comment « perdre sans se perdre », comment conserver des possibles, compenser les pertes. Quand on n’a plus cette possibilité comment continue-t-on à s’enrichir ?

    Perdre ses fonctions c’est devoir se faire une autre personnalité..
    Comment se préparer à ces changements (cf. préparation à la retraite)

    D’autres pensent qu’on ne peut pas s’y préparer, mais on peut préparer l’entourage.
    En fait c’est se préparer à la mort.
    Dans le film la mort ne fait pas peur
    Témoignage de Claude Weers qui est passée tout près de la mort, sereine, sans angoisse : « C’est comme s’il se passait quelque chose de chimique dans le corps ».

    Nécessité d’écouter, entendre le chemin.

    En fait ce qui effraye, c’est la souffrance, la dépendance, pour Cl W la mort est un moment, rapide.

    Claude Fages parle du « lent mourir »( cf.Yves Dolomier gériatre à St Étienne)

    Elizabeth Dell’accio cite Louis Vincent Thomas « cette fin de vie qui n’en finit pas de finir »

    À noter que dans le film, tous veulent rester indépendants.
    Peut-on vraiment se préparer à la dépendance, peut-on se projeter dans quelque chose de difficile ?


    Cl Fages, qui s’occupe d’habitat, entend souvent la réponse « c’est trop tôt » alors qu’il ne s’agit que d’anticiper sur des problèmes techniques.

    Une personne note que ces réflexions sont peut-être induites par la déformation professionnelle. Elle-même a bien retrouvé dans le film ce que lui ont dit des personnes qu’elle a interviewées : pas inquiétée par la mort, mais par la souffrance ou la dépendance.

    Un médecin témoigne : quand quelqu’un lui dit qu’il veut mourir, il répond, en plaisantant, mais du tac au tac « c’est bon, je vous fais une ordonnance », la personne le regarde, interloquée.

    Quelqu’un note tous les personnages du film sont toutes en lien : ami, animal. Action caritative, petits enfants…

    Ce qui prime, c’est le désir, la curiosité.

    En fin de séance, Cl Fages remercie Accord’âges pour la qualité du débat qu’a engendré le film (plus vivant et plus riche que d’habitude). Accord’âges dit que c’est là un des objectifs de l’association. Peut-être que le film en dédramatisant la vieillesse peut permettre de mieux pouvoir s’y projeter.

    Un des prochains thèmes qu’ils vont traiter : la résilience

    Marie Carmen Huard cherche à organiser (en relation avec le Mélies ou un autre cinéma…) un festival de films sur la vieillesse

    Le 4 juin 3e journée de géronto-psychiatrie sujet : la crise


    votre commentaire
  •  

    Projection de « Vieillir en goûtant sa vie » aux Vignes 20 01 2015 

     

    Rencontre à la résidence des Vignes, Grenoble

    Nous avons été accueillis par J N Perdrix et Mme Duru  (l’ex et l’actuel président de l’association « Vivre aux Vignes ». La résidence des Vignes,, soit  10 appartements regroupés à services partagés, comprend 1 studio de 25 m2, 8 T2 de 51 à 59 m2, et un T3 avec 3 locataires. Elle se trouve au milieu de 80 logements tout venant à l’île Verte à Grenoble.

     

    Ces 14 locataires partagent le salaire de personnel ADPA, assurant une présence 24/24 (soit 6 ou 7 personnes par roulement), ce qui représente un coût de 1100 € par personne, dont une partie est prise par l’APA. Les locataires (bailleur ACTIS) profitent également de la salle polyvalente où ont lieu les activités et d’une salle de restauration dans un T2 à l’étage.

     

    La projection du film a ainsi eu lieu dans la salle polyvalente du rez-de-chaussée, en présence d’une dizaine de résidents et en plus de Mr J N Perdrix et de Mme Duru, de D Muller, qui propose la gym douce le lundi et de plusieurs bénévoles et/ou visiteurs habituels, ainsi qu’un ancien résident.

     

    Malgré un petit problème technique au début, tout le monde a vu le film.

     

    Discussion assez informelle, pas « modérée ».

     

    Réactions très variées entre « on se reconnait bien » d’un visiteur, « ils ont tout dit » d’une résidente,  « ce film n’apporte rien » d’un bénévole, et « ce ne sont que des gens riches »  d’une autre résidente…

     

    Des contacts ont été pris avec plusieurs personnes résidentes (dont un monsieur récemment entré et le monsieur ex-pensionnaire) ou des intervenants (prof de gym, aide-soignante). Ces personnes sont partantes pour témoigner dans notre prochain film : « où et comment mieux vivre notre avancée en âge » (titre provisoire), nous les en remercions par avance.

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique